Communiqué
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mercredi 16 septembre 2009
Le Centre de la Mémoire Commune et de l’Avenir (CMCA) a tenu, le samedi 5 septembre 2009 à Rabat, une réunion ouverte à laquelle ont pris part, outre des membres du Bureau Administratif et de la Commission Scientifique, un groupe de juristes, de chercheurs de spécialistes des questions de la mémoire et des représentants d’associations civiles ayant des objectifs communs à ceux du Centre.
L’ordre du jour de cette réunion fut le suivant :
1 –Evaluation préliminaire de la première année de l’activité du Centre
2-Perspectives de travail dont : A- le suivi du dossier espagnol B- l’ouverture du dossier français C-le dossier de la régionalisation politique
3-divers.
Après la présentation, par le Président, d’un exposé détaillé sur les activités du Centre au cours de la première année de son existence légale, et après un débat profond et fructueux, l’ensemble des intervenants :
ont exprimé leur hommage au Centre en tant que valeur ajoutée qualitative au paysage politico-juridique marocain eu égard à ses activités multiples au cours de sa première année d’existence nonobstant les moyens limités mis à sa disposition ;
ont salué la façon dont le Centre a adapté la méthodologie de la justice transitionnelle déterminée par les principes des droits de l’homme, la règle de droit, les valeurs de la démocratie, le droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, dans son traitement des questions de la mémoire commune, tout en adoptant ses fondements pour traiter le passé des violations flagrantes des droits de l’homme qui se sont produites au cours de la période coloniale avec tous les dysfonctionnements aux dimensions politique, économique et juridique qui en ont découlé.
La rencontre a abouti aux conclusions suivantes :
1- Inviter le Centre à poursuivre son travail sur la sujet de la mémoire commune maroco-espagnole avec la nécessité d’organiser un colloque sur « l’avenir des relations maroco-espagnoles à la lumière des questions de la mémoire commune », colloque couronné par l’évaluation des formules actuelles officielles et semi-officielles visant à développer ces relations et à dégager des recommandations et propositions afin de les soumettre aux deux gouvernements marocain et espagnol et à tous les intéressés , notamment sur le dossiers suivants :
le bombardement du Nord du Maroc par les gaz chimiques et toxiques ;
les victimes parmi les Marocains de la guerre civile espagnole ;
l’avenir de Ceuta et Melilla et de l’ensemble des territoires sous occupation ;
la dette historique coloniale ;
le rôle de l’Espagne dans l’affaire du Sahara et de la tragédie de Tindouf.
Tout cela en affirmant que les participants à ce colloque se doivent de chercher les moyens d’édifier des relations équitables entre les deux pays en vue de servir les questions de développement, de consolider la démocratie, de promouvoir la paix et de sa culture entre les composantes des deux peuples.
2- Appeler le Centre à la constitution d’un groupe de travail composé de membres du Bureau administratif et de la commission scientifique pour réfléchir sur les questions de développement en relation avec les questions de la mémoire commune.
3-Un appel à la constitution d’un groupe de travail composé de membres du Bureau administratif et de la commission scientifique en vue de préparer un premier colloque international de concertation sur le sujet de la dette coloniale française au Maroc, en prenant comme base de travail le document préparé à cet effet par deux membres de la commission scientifique.
4-Elle réaffirme l’importance pour le Centre de travailler sur la question de la régionalisation en relation avec les questions de la mémoire commune et les défis du développement qu’affronte le Maroc.
Les participants ont tenu, à la fin de la rencontre, à rendre hommage à tous ceux qui ont contribué matériellement et moralement à la réussite de l’expérience du Centre au cours de sa première année, dans le respect total de ses orientations et de son indépendance. Le même hommage est rendu à la presse nationale et internationale pour le professionnalisme dont elle a fait montre en couvrant les activités du Centre. Ils ont exprimé la nécessité de chercher des partenaires espagnols et français et de tous ceux qui s’intéressent dans de par le monde aux questions de la mémoire commune entre les peuples.
Pour le Bureau Administratif Le Président : Abdeslam Boutayeb
